Culture sucrière en Guadeloupe

La canne à sucre est pleinement associée à l'histoire de la Guadeloupe. Depuis des générations elle fait partie intégrante de la vie et de la culture de ses habitants. Très importante dans le développement économique et agricole de l'île, elle a été longtemps une de ses plus grandes richesses.

Aujourd'hui, l'une des plus prestigieuses exploitations sucrières en activité en Guadeloupe est l'usine Gardel fondée en 1870. Située au cœur de la Grande-Terre, l'entreprise sucrière Gardel produit plus de 50 000 tonnes de cannes chaque année et transforme près de 80 % de la canne Guadeloupéenne.

Culture de la canne à sucre en Guadeloupe : un peu d'histoire

Les origines de la canne à sucre sont parfois controversées. Si certains affirment qu'elle est originaire d'Inde, des historiens ont démontré qu'elle était cultivée en Chine bien avant. C'est en effet vers 510 avant Jésus-Christ que l'on retrouve en Perse les premières traces de la canne à sucre. A l'Antiquité, les Grecs et les Romains lui trouvent même des vertus thérapeutiques.

C'est au cours des conquêtes coloniales que la canne à sucre a été implantée dans différentes régions du monde. Pour les populations qui, jusque-là, n'avaient pour seul moyen de fabriquer du sucre que d'utiliser le miel des abeilles, la canne à sucre a été une révélation et une révolution industrielle. Alexandre La Grand fut le premier à ramener la canne à sucre en Occident à la suite d'un voyage en Inde. Mais c'est la découverte de l'Amérique par Christophe Colomb qui va permettre à cette plante de s'étendre dans le monde. C'est à Saint Domingues qu'elle a fait sa première apparition dans les Antilles, avant de se répandre dans toutes les îles.

Considérée à l'époque comme une plante divine, la canne à sucre a séduit toutes les populations. Néanmoins, ce n'est qu'en 1674 que la canne à sucre fut introduite en Guadeloupe. Sa culture prend de l'ampleur car la terre et le climat sont favorables à son développement.

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La révolution sucrière en Guadeloupe

A partir du XVIIè siècle, les petites exploitations agricoles de Guadeloupe deviennent très vite d'immenses plantations de canne à sucre.

Les premiers moulins à sucre apparaissent. Ce sont les esclaves qui travaillent sans relâche dans les champs de canne à sucre. Tout ou presque était fait à la main. Néanmoins, il ne faut pas oublier les conditions déplorables dans lesquelles les esclaves travaillaient, ajoutées à de mauvais traitements de leurs maîtres. Les Guadeloupéens ne sachant pas blanchir le sucre, ils obtenaient un sucre roux. Celui-ci partait en l'état vers l'Europe, notamment en France. Ce furent les Brésiliens qui apportèrent les techniques de blanchiment du sucre. A partir de cette époque, le sucre fut raffiné sur l'île avant d'être exporté. Le commerce de l'île se développe considérablement à cette époque.

Comment cultive-t-on la canne à sucre ?

La canne à sucre fait partie de la famille des graminées. Les plants sont mis en terre suivant des sillons afin d'être bien alignés. Cela permet aux hommes de passer dans les rangées pour désherber et surveiller la bonne croissance des plants sans risquer de les endommager.

Cette plante peut atteindre 6 mètres de hauteur. Ce n'est qu'après onze à dix-huit mois de culture que la récolte peut être envisagée. C'est au début de la saison sèche que commencera le ramassage de la canne à sucre. Lors de la récolte, les tiges sont coupées au ras du sol. Cette opération qui s'est longtemps faite à la main à l'aide de machettes, est de nos jours de plus en plus automatisée. Ce sont, en effet, des moissonneuses qui se chargent de la récolte. Ces machines découpent les tiges de canne à sucre en tronçons, laissant sur place les feuilles et le haut des tiges qui n'ont aucun intérêt. Les morceaux de canne à sucre sont alors chargés sur des camions ou des tracteurs afin d'être acheminés vers l'usine pour y être transformés.

L'extraction du sucre en Guadeloupe

Le moulin à sucre fut longtemps utilisé. La canne à sucre y était broyée par trois cylindres. De nos jours ce sont des machines qui se chargent de cette opération. Une fois les tiges coupées, l'extraction doit être rapide : la canne à sucre perd très rapidement une partie de sa teneur en saccharose.

En Guadeloupe, hormis la production de sucre, le jus de la canne à sucre est précieux dans la fabrication du rhum. C'est en effet la canne à sucre qui lui donne un goût bien particulier et en fait un rhum de très grande qualité.

Les exploitations sucrières à visiter en Guadeloupe

Usine Gardel, une exploitation de canne à sucre incontournable en Guadeloupe. Créée en 1870, c'est la dernière usine sucrière en Guadeloupe. Lors de votre visite, vous découvrirez tous les secrets de la fabrication du sucre. La réputation du sucre Gardel, n'est plus à faire en Guadeloupe. Son goût inimitable séduit les plus gourmands !

Des visites guidées d'une durée de 1h environ sont organisées sur le site, du lundi au samedi.

Le tarif est de 9€ par personne / 4€50 par enfant

Réservation obligatoire au 05.90.23.87.87

L'ancienne sucrerie Beauport, dans la commune de Port Louis, vous ouvre également ses portes. Les bâtiments industriels se dressent au milieu de la plantation de canne à sucre. Comptez environ 3h de visite avec la balade en train.


L’usine est ouverte du mardi au dimanche de 9h à 17h.

Tarif :
La visite + la balade en train : 9€. Juste le train : 6€.

Pour vous replonger dans le passé agricole de l'île, vous pouvez visiter le moulin de Bézard à Capesterre. Ayant cessé son activité en 1956, il a été rénové mais a gardé malgré tout ses ailes et ses équipements d'origine. Un excellent moyen de comparer la fabrication du sucre d'aujourd'hui et celle d'avant l'apparition des machines.

La culture de la canne à sucre en Guadeloupe connaît un réel déclin, au profit d'autres industries. Elle reste néanmoins une empreinte indélébile de la culture de l'île !